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Racisme : Zemmour condamné grâce à des associations et leurs avocats

29 septembre 2020 dans Partenariats

Samuel Thomas, délégué général de la Fédération nationale des Maisons des Potes, et Me Slim Ben Achour, à l'issue du procès en première instance (1er juillet 2020)
Samuel Thomas, délégué général de la Fédération nationale des Maisons des Potes, et Me Slim Ben Achour, à l’issue du procès en première instance (1er juillet 2020)

Vendredi 25 septembre, le tribunal judiciaire de Paris a rendu sa décision en première instance dans le procès opposant le ministère de la Justice (représenté par le Parquet) à Eric Zemmour. Cette nouvelle condamnation vient sanctionner les propos qu’il avait tenus lors de son discours d’introduction de la « Convention de la Droite » organisée le 28 septembre 2019 par Marion Maréchal-Le Pen et d’autres figures de l’extrême droite. Ce discours haineux à l’encontre des Musulmans avait été intégralement diffusé en direct sur LCI. Ayant reçu de nombreux signalements, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) avait saisi le ministère de la Justice qui a décidé de poursuivre le polémiste pour « injure publique à caractère racial » et « provocation publique à la haine raciale ». Sept organisations (Fédération nationale des Maisons des Potes, Ligue des droits de l’Homme, Union des étudiants juifs de France, SOS Racisme, CCIF, LICRA, MRAP) se sont portées parties civiles. L’une d’elle, la Fédération nationale des Maisons des Potes, représenté par Samuel Thomas, et ses avocats, Me Slim Ben Achour et Me Jérôme Karsenti, avaient sollicité VoxPublic pour réfléchir à la stratégie de communication autour de cette procédure. VoxPublic a notamment facilité l’organisation d’une conférence de presse inédite – la veille du procès – réunissant le MRAP, la LICRA, le CCIF et la Maison des Potes, des associations qui s’expriment très rarement ensemble.

Un récidiviste sur tous les plateaux Tv

M. Zemmour avait déjà été condamné à deux reprises : en septembre 2019 pour provocation à la haine religieuse et, en 2011, pour provocation à la haine raciale. Malgré cela, il continue à avoir un accès très régulier aux médias notamment dans une émission quotidienne de Cnews, « Face à l’info », diffusée du lundi au jeudi de 19h à 20h. Il est également omniprésent dans d’autres médias et sur les réseaux sociaux.L’action en justice d’associations anti-racistes rappellent à leur responsabilité les dirigeants des médias ainsi que les « annonceurs » qui placent leurs publicités sur les émissions où Eric Zemmour exacerbe les tensions et fustige ses boucs-émissaires. ,

Le tribunal de Paris a condamné E. Zemmour à 10 000 € de dommages et intérêt à l’Etat, à verser 3 500 € à chacune des associations et à faire publier à ses frais le jugement dans Le Monde, le Figaro et Libération. Au vu de la gravité des propos tenus, les peines requises sont assez légères, mais l’objectif de faire condamner E. Zemmour une troisième fois a été atteint.

Dans notre engagement contre les discriminations de toutes sortes, il est apparu logique que VoxPublic appuie les acteurs de la société civile qui combattent les leaders idéologiques des théories racistes et discriminatoires. Nous sommes fiers d’avoir contribué à cette procédure judiciaire aux côtés d’une association partie-civile et de ses avocats.

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