Accueil » VoxPublic en action » Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers (...)

Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé)

Publié le 19 février 2019

VoxPublic soutient l’Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé) dans la médiatisation de son rapport d’observations 2017-2018 : « Persona non grata – Conséquences des politiques sécuritaires et migratoires à la frontière franco-italienne ».

Ce rapport est le résultat d’un travail d’observations et de recueil de témoignages entrepris par l’Anafé entre 2017 et 2018 à la frontière franco-italienne, en lien avec ses partenaires associatifs locaux et nationaux, français et italiens. Il met en lumière et dénonce les pratiques illégales de l’administration française à l’encontre des personnes en migrations se présentant à cette frontière. De la frontière « basse » (entre Menton et Vintimille et remontant dans la vallée de la Roya), à la frontière « haute » (du Briançonnais au tunnel du col de Fréjus et Modane en passant par les cols de Montgenèvre et de l’Échelle), ce rapport dénonce en effet les mêmes constats : contrôles discriminatoires, procédures expéditives, non-respect des droits des personnes exilées, mises en danger, décisions irrégulières de refus d’entrée, entraves au droit d’asile, non-prise en charge des mineurs, refoulements irréguliers, privations de liberté irrégulières, courses poursuites, violences, personnes blessées ou décédées.

Partenaire

Créée en 1989, l’Anafé agit depuis trente ans en faveur des droits des personnes en difficulté aux frontières et en zone d’attente. Elle est composée de 51 membres : 19 organisations (dont 9 des 11 autres associations habilitées à visiter les zones d’attente), 2 membres observateurs et 30 membres individuels.

L’Anafé intervient aux frontières extérieures de l’espace Schengen, notamment dans les zones d’attente, ces lieux privatifs de libertés dans les ports, aéroports et gares internationales où peuvent être maintenues les personnes (hommes, femmes, enfants ; touristes, professionnels, personnes malades, demandeurs d’asile, victimes de traite…) à qui la police aux frontières refuse l’accès au territoire.

Dans le cadre du rétablissement des contrôles aux frontières, l’Anafé intervient également aux frontières intérieures de l’espace Schengen – et notamment à la frontière franco-italienne – œuvrant pour que les droits fondamentaux des personnes exilées soient respectés et que la France applique ses engagements nationaux, européens et internationaux en matière de protection des personnes vulnérables.

Contexte

Forte de son expérience aux frontières extérieures de l’espace Schengen, l’Anafé a toujours été attentive à la situation aux frontières internes de la France. Dès 2011, l’Anafé a porté une vigilance accrue aux pratiques de l’administration française à la frontière franco-italienne. A partir de l’été 2015, l’Anafé a été alertée de pratiques d’interpellations et de refoulements illégales à cette frontière. Ces pratiques sont devenues quotidiennes depuis novembre 2015 et les décisions successives de rétablissement des contrôles aux frontières intérieures de la France.
Depuis cette date, les personnes en migration font en effet quotidiennement l’objet de pratiques illégales de la part de l’administration française : contrôles discriminatoires, procédures expéditives, non-respect des droits des personnes exilées, décisions irrégulières de refus d’entrée, entraves au droit d’asile, non-prise en charge des mineurs, refoulements irréguliers, privations de liberté irrégulières.
Ces pratiques ne sont pas sans conséquences pour la santé physique et psychique des personnes exilées qui témoignent régulièrement de courses poursuites, mises en danger, violences. La frontière franco-italienne est ainsi une frontière qui blesse, quand elle ne tue pas.

C’est pourquoi, aux côtés des acteurs associatifs locaux et nationaux, français et italiens, l’Anafé ne cesse de dénoncer les violations exercées par les autorités à la frontière franco-italienne.

C’est dans ce contexte que l’association a élaboré son rapport "Persona non grata, Conséquences des politiques sécuritaires et migratoires à la frontière franco-italienne », résultat du travail d’observations et de recueil de témoignages entrepris entre 2017 et 2018.

Objectif de la campagne

L’objectif de la campagne est d’assister le partenaire dans la médiatisation et la diffusion de son rapport d’observations.

Besoins énoncés

• Renforcer la relation aux médias pour rendre le rapport le plus visible possible aux yeux des décideurs politiques et du grand public.

La mission de VoxPublic

• Participation aux relations médias, à la rédaction et la relecture des communiqués de presse, ainsi qu’à leur diffusion auprès des journalistes à partir des annuaires médias et journalistes de VoxPublic.
• Accompagner le partenaire dans l’organisation d’une conférence de presse pour la présentation du rapport.

En détails

Nom de l'organisation :

Zone d'action :
Nationale

Période d'action :
En cours

Domaine d'action :
Discriminations

Site internet :
Anafé

Discriminations

La France est marquée par une persistance de discriminations qui marginalisent des millions de citoyens qui sont stigmatisés pour ce qu’ils sont et non pour ce qu’ils font. Bien que condamnées par la loi, les discriminations en fonction de l’origine, du genre, de l’orientation sexuelle, des convictions religieuses, ou d’un handicap restent monnaie courante. Elles ont un impact direct sur l’accès à l’emploi, au logement et d’une manière plus générale au sentiment d’appartenance à la nation. De nombreux acteurs de la société civile sont engagés sur ces questions. Le cadre législatif a été renforcé. Mais il reste beaucoup à faire tant au niveau des lois que des pratiques administratives. VoxPublic entend soutenir les acteurs de la société civile qui se battent contre les discriminations.

Toutes les actions

Recevez la lettre info VoxPublic